Caterpillar, dix ans après : 2/3 du site en reconversion
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Article publié le 02.09.2026
Dix ans après l’annonce de la fermeture de Caterpillar à Gosselies et le choc de économique et social majeur ressenti à Charleroi et dans toute la Wallonie, les quelque 100 hectares de site industriel sont plus que jamais centrés sur la recherche active de nouvelles vocations.
Préservation de l’infrastructure, recherche d’investisseurs, évolution de la stratégie de reconversion : dix années de travail ont permis de maintenir le potentiel du site et de faire progressivement émerger de nouvelles perspectives.
Aujourd’hui, plus de 60% du site entre dans une phase concrète de redéploiement, tandis que les démarches se poursuivent pour le reste des espaces disponibles.
Préserver d'abord, préparer l'avenir ensuite
Après la fermeture de Caterpillar, une première priorité s’est imposée : éviter que cet immense ensemble industriel se dégrade et devienne un chancre. La Soresic, détenue à 51 % par Igretec et à 49 % par Wallonie Entreprendre, a été créée pour assurer d’abord la gestion, la maintenance et la sécurisation du site. Ensuite, elle s’est vu confier une mission active de recherche de repreneurs.
Dans un premier temps, la stratégie privilégiée par le Gouvernement wallon visait la reprise de l’ensemble du site par un investisseur unique. Plusieurs pistes ont été explorées au fil des années, sans toutefois déboucher sur une concrétisation. Une réalité qui montre toute la complexité de reconvertir, en une seule opération, un site industriel de cette ampleur.
Nouvelle stratégie : le redéploiement est en marche
Face à ce constat, un tournant a été pris en 2023 avec la scission du site en trois grandes zones d’activités distinctes. Objectif : renforcer la lisibilité et l’attractivité du périmètre en clarifiant la vocation de chaque espace pour permettre à chaque « parcelle » d’évoluer à son propre rythme en ouvrant les négociations à des investisseurs aux profils différents. .
Cette nouvelle approche porte aujourd’hui ses premiers fruits. En mars 2026, la Soresic a retenu le projet du groupe Heylen, via sa société Watson & Dickens, pour la requalification de la zone consacrée à la logistique et à la production à valeur ajoutée. Sur 37,5 hectares, le futur Parc Chrysalide21 doit accueillir des infrastructures logistiques et semi-industrielles ainsi qu’un parc destiné aux PME et PMI.
Plus de 60 hectares au cœur de négociations avancées
Et ce n’est pas tout.
Le redéploiement progresse également sur une autre partie importante du site. La Soresic est engagée dans une négociation exclusive avec Bremhove, le groupe d’investissement de l’entrepreneur flamand Joris Ide qui a formulé une offre portant sur près de 26 hectares pour implanter l’une de ses entreprises active dans la fabrication de matériaux de construction.
En parallèle, le projet porté par Heylen poursuit son développement. Les études et discussions techniques se poursuivent notamment sur l’assainissement des sols et les démolitions nécessaires à la transformation du site.
Au total, plus de 60 hectares de l’ancien site Caterpillar font aujourd’hui l’objet de négociations avancées. Un signal encourageant, dix ans après la fermeture, même si plusieurs étapes doivent encore être franchies avant la concrétisation définitive de ces projets.
Un redéploiement progressif, mais concret
Avec le projet Heylen sur 37,5 hectares et les négociations exclusives engagées avec Bremhove pour près de 26 hectares, une part importante de l’ancien site Caterpillar dispose aujourd’hui de perspectives concrètes de reconversion. Les démarches se poursuivent parallèlement pour la zone destinée aux activités de loisirs.
Dix ans après l’annonce de la fermeture, le chemin parcouru est considérable. La reconversion d’un site industriel de près de 100 hectares exige du temps, une capacité à adapter la stratégie aux réalités économiques et un travail continu pour préserver l’attractivité du foncier. C’est précisément la mission menée par la Soresic : préserver le potentiel du site, rechercher des investisseurs et créer les conditions nécessaires à l’émergence de nouvelles activités.
Les avancées enregistrées permettent aujourd’hui d’entrevoir plus concrètement le futur visage de l’ancien site Caterpillar et sa réintégration progressive dans la dynamique économique de Charleroi Métropole.